
Puis-je perdre ma résidence si j'annule mon partenariat de fait (PACS) ou si je divorce ?
4 Noviembre, 2025
Comme nous l'avons vu dans des posts précédents, l'une des façons d'obtenir la résidence en Espagne est d'être partenaire de fait ou de se marier avec un citoyen espagnol ou de l'Union européenne. Cependant, cette résidence est précisément liée à ce lien avec le partenaire. Que se passe-t-il si cette relation se termine ?
L'article 9 du Décret Royal 240/2007, du 16 février, prévoit, dans son paragraphe 4, les cas qui permettront au citoyen étranger non communautaire de prolonger son permis de résidence en Espagne malgré la dissolution de son partenariat de fait ou de son mariage.
Il est courant qu'un étranger non communautaire qui a obtenu sa résidence par le biais de la carte de membre de la famille d'un citoyen de l'UE termine sa relation mais souhaite continuer à vivre en Espagne.
Si le partenariat de fait est annulé ou s'il y a un divorce, on a toujours le droit de maintenir la carte communautaire à condition :
- D'avoir vécu au moins trois ans avec le partenaire de fait ou le conjoint de manière conjointe (délai qui commence à courir à partir du jour où le processus de divorce ou d'annulation du partenariat est entamé ; non pas lorsque le divorce ou l'annulation est complet).
- Cependant, pour activer cette impossibilité d'expulsion, il est également nécessaire que le couple ait vécu ensemble en Espagne pendant au moins un an.
- Si des enfants communs existent, le permis de résidence du citoyen étranger ne verra pas sa validité modifiée lorsque la garde des enfants lui a été attribuée, que ce soit par accord mutuel ou par décision judiciaire.
- Lorsque la personne qui n'a pas la nationalité espagnole n'obtient pas la garde de l'enfant, mais que le droit de visite en sa faveur est approuvé, son autorisation de résidence ne sera pas affectée par la séparation, tant que cette personne réside en Espagne.
- Enfin, ledit précepte prévoit la conservation du droit de résidence sur le territoire espagnol en faveur du citoyen étranger lorsque des raisons "particulièrement difficiles" existent. Les citoyens concernés par cette disposition sont les suivants :
- Victimes de violence de genre pendant la durée du partenariat de fait.
- Personnes ayant été victimes de traite des êtres humains par leur partenaire de fait.
Les citoyens étrangers qui se trouvent dans l'une des situations mentionnées ci-dessus doivent informer l'administration de leur intention de maintenir leur permis de résidence de partenariat de fait après la séparation.
Pour ce faire, ils disposent d'un délai de trois mois à partir de la dissolution du partenariat de fait.
Par conséquent, la continuité ne sera pas automatique. Cette demande se fera par la présentation d'un formulaire de changement de situation au bureau des étrangers correspondant.
Toute la documentation pertinente devra être fournie pour démontrer que le citoyen étranger se trouve dans l'une des situations mentionnées ci-dessus.

